Royaume d'Hyrule


Le Chaos est partout

Une entité maléfique sème le chaos en Hyrule. La situation est critique. Rendez-vous : EVENT #2

Tops Sites

Scénarios

Kyllan - Lysen - Lyndia - Noé


FORUM RPG MÉDIÉVAL FANTASY
The reign of fire and shadows
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Venez participer à l'évent 2 qui est ouvert à tous : #2 - L'arrivée des kokiris & chaos en Hyrule
On recherche de nombreux postes vacants comme Link, Urbosa, Impa, Daruk, mais aussi les Prodiges
du Mal : Vlad, Sheila, Verona et Kogha !
Nous manquons cruellement de PEUPLE DU FEU et PEUPLE DU CRÉPUSCULE

Partagez | 
 

 Retourner à ses origines pour mieux avancer [Ft. Zorua Karadretch]

Aller en bas 
AuteurMessage
✦ Modérateur ✦- Peuple Piaf -Ménestrel itinérant
Asarim Kass
Voir le profil de l'utilisateur
✦ Modérateur ✦
- Peuple Piaf -
Ménestrel itinérant
Avatar : David Wenham
A Hyrule depuis le : 05/01/2018
Messages : 342
❖ Bourse de Rubis : 728
Emploi/loisirs : Musicien itinérant

MessageSujet: Retourner à ses origines pour mieux avancer [Ft. Zorua Karadretch]  Lun 22 Jan - 17:45

Asarim Kass Ft. Zorua KaradretchHauteurs de Firone
Retourner à ses origines pour mieux avancer

Après, quelques minutes d’ascension, j’arrive enfin au sommet de la colline. On y voit un petit arbre solitaire qui semble dominer les alentours. Le point de vue est exceptionnel en cette nuit. Au loin, on peut apercevoir les reflets du lac Hylia, et un peu plus à l’est, les ombres des montagnes de Nénucla alors que derrière moi, le village de Toal est encore quelque peu illuminé. Cependant, le froid hivernal me rappelle la situation de cette soirée : je vais devoir dormir à la belle étoile. L’auberge s’annonçait complète à mon arrivée à Toal et il était déjà trop tard pour rejoindre un relais. Mais bon, ça arrive. Il faut savoir profiter des nuits étoilées. Et puis, même si le froid domine en cette saison, mes ailes devraient pouvoir me tenir suffisamment chaud.

Je m’approche du chêne qui me servira d’abri. Cela me semble être un bon endroit pour s’installer. Le fait d’être en hauteur est un vrai avantage pour éviter les attaques surprises des monstres qui rodent lorsque la lune se lève. On peut au moins les voir venir de loin –s’ils viennent-. Et puis, si réellement c’est le cas, je pourrais plus facilement fuir en m’envolant. Après tout, ce n’est pas pour rien que nous, les Piafs, nous préférons vivre sur les hauteurs d’Hyrule. Je décroche ma ceinture, la dépose et je m’assois au pied de l’arbre. L’air est bon mais le vent est fort. On est loin d’une tempête mais il est suffisamment puissant pour convaincre qui que se soit de rester bien au chaud chez lui sous sa couverture. C’est dans ces moments que l’on se rend compte que ce sont les éléments qui créent l’équilibre du monde. Ce sont eux qui subviennent à nos besoins, mais ce sont aussi eux qui savent punir notre importune. C’est la déesse qui dirige ce monde, pas les Hommes…

Je finis par me relever malgré le froid et la fatigue. J’agrippe mon accordéon et je réfléchis à ce que je pourrais jouer ; autant profiter du calme qui règne pour faire glisser quelques accords dans la nuit. Je regarde le ciel dégagé. Les étoiles brillent de toutes leur splendeur. Elle me rappelle mes ancêtres ainsi que tout ce que m’a enseigné mon maître à leur sujet. Je repense alors à ce chant oublié des Piafs qui était pourtant un symbole ancestrale de notre communauté. Un chant qui raconte les origines du peuple du vent et que je jouais souvent pendant mon adolescence… Je teste le soufflet de mon accordéon machinalement, ferme les yeux et commence à jouer…



La nostalgie me prend alors que je redépose mon instrument à terre. C’était un des chants préférés de mon défunt maître et selon moi, un des plus beaux qu’il m’a enseigné. Il était tout aussi attaché que moi à nos origines et il m’a transmit son savoir pour que je puisse le transmettre à mon tour, et ainsi faire perdurer la légende. Ce n’est évidemment pas les seuls récits qu’il m’a enseigné mais ce sont ceux qu’il avait le plus à cœur… J’espère égoïstement qu’un jour quelqu’un souhaiteras à son tour les connaître… Peut-être une des filles… Peut-être quelqu’un d’autre...

Hum… j’ai du mal à rester éveillé. Je ne vais pas traîner plus longtemps. Je m’allonge sur l’herbe meuble et m’enroule dans mes ailes. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus confortable mais au moins je reste au chaud. Demain, je pense que je repartirai en direction d’Hébra pour rejoindre le village. Cela fait déjà près d’une semaine que je suis parti et le retour prendra plusieurs jours. Je pense que les filles commencent à s’impatienter… Cependant, après quelques minutes à attendre que le sommeil me prenne, un bruit de pas au-dessus de celui du vent me fait bondir hors de moi. Mon sang ne fait qu’un tour ! Je remet ma ceinture et raccroche mon accordéon dans la précipitation. Main sur le couteau, je me prépare quand même à m’envoler. Qui sait sur qui ou quoi je vais tomber. Mieux vaut prendre toutes les précautions nécessaires ! Je jette un rapide coup d’œil autour de moi tentant identifier l’origine du bruit. J’espère que ce n’est que mon esprit qui me joue des tours…

Crédit audio : Jackson Parodi


_________________


« The hero, the princess - hand in hand -
Must bring light back to this land »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anonymous
Invité ❞
Invité

MessageSujet: Re: Retourner à ses origines pour mieux avancer [Ft. Zorua Karadretch]  Mar 23 Jan - 23:56


Retourner à ses origines pour mieux avancer
asarim et zorua

« On ne voit pas plus revenir la parole échappée de la bouche que la flèche échappée de l'arc. »
Le bruissement de ses ailes perçait le silence environnement. Et lorsque ce n’était pas ses plumes qui tranchaient l’air, c’était des bruits de pas. Fuyards odieux qui s’étaient rendu comptes de la supercherie, de son arnaque. Les claquements de son fouet résonnaient, leurs mains cruelles cherchant à attraper ses cibles. Des voleurs suspectaient de travailler pour le compte du seigneur noir. Cela faisait maintenant trois jours que le corbeau traçait leurs pistes. Dans une ultime prédiction, ses yeux verts avaient percé leurs carcasses avec un petit sourire provocateur. Vous serez pendus à l’aurore leur avait-il dit. La nuit tombait, et c’était bien plus qu’une prédiction. C’était une mise en garde. Cela ne tenait qu’à eux de rendre celle-ci fausse, car l’ange noir ne comptait pas s’infligeait lui-même le tort. La forêt ne sera pas leur abri, mais il espérait les arrêter avant qu’ils n’atteignent le village. Ses pas avaient foulé une branche pour y retrouver son élan, et le bruissement des feuilles signalaient qu’il venait de sauter. Ses ailes battaient derrière lui pour allonger le saut et atterrir directement sur le dos d’une de ses cibles. Le bougre s’éclata contre la mousse, il pouvait la remercier d’avoir amortis sa chute. Rapidement, il l’avait attaché à un arbre pour pouvoir le récupérer plus tard, lorsqu’il aura saisi les deux autres. Zorua lui avait tapoté sur la joue tandis qu’il grognait, mécontent. « Sois sage, je reviens ». Un petit pique lancé à son encontre et il était repartit, laissant le pauvre bougre derrière lui se débattre avec ses liens solidement attachés.
Il voyait que son approche se faisait de plus en plus dangereuse. Il ne manquait plus grand-chose pour atteindre le village de Toad, et il n’avait pas envie de les laisser trouver refuge là-bas. Le noiraud avait pesté de plus belle dans le col de sa cape tout aussi sombre que le personnage. Mais au lieu d’avoir deux silhouettes à poursuivre, une troisième avait fait son apparition. Une silhouette munie d’ailes. Sans doute avait-il été alarmé par le bruit des pas, mais s’il pouvait éviter d’avoir une prise d’otage à gérer en plus de sa course poursuite, cela l’arrangeait. Le corbeau avait cessé son approche, se stoppant à l’entrée de la carrière tout en restant tapis dans le feuillage. En silence, il avait attrapé son arc pour l’armer et le bander, prêt à tirer. Les deux s’étaient stoppés également, s’en prenant à ce confrère Piaf dans l’espoir de lui extorquer de l’aide.

Le brouhaha que les trois individus faisait à eux seuls ne le déconcentrer par pour autant. Zorua avait cessé sa respirer et sa première flèche était partie. Elle se planta dans la poitrine du plus reculé, ce dernier s’écroulant dans un râle de douleur à terre. Voyant son collègue à terre et mourant, le deuxième voleur pris de court l’accordéoniste –à en juger pour son équipement- et se servit de lui comme d’un bouclier humain, sa dague chatouillant le cou de l’autre oiseau. « Alors ça, c’est mauvais joueur… » Chuchota-t-il plus ou lui-même que pour commenter son geste. S’il croyait vraiment que c’est ce qui allait l’arrêter, il se mettait le doigt dans le fion. Karadretch était descendu de sa cachette, se montrant à la lumière pour bien signifier à son voleur qu’il s’en fichait éperdument de sa prise d’otage. Cependant, maintenant qu’il le voyait de plus près, l’accordéoniste lui était familier. Si bien qu’il hésitait à exécuter sa première idée à savoir faire une pierre deux coups, et planter sa flèche pour le fixer à sa protection humaine. Elle était amorcée, ça serait dommage de ne pas s’en servir. Zorua avait bandé de nouveau son arc et avait tiré. Sa visée était si précise que la pointe était venue frôler la joue du preneur d’otage. « La prochaine fois, je vise ton œil, donc relâches-le… Ta vie m’importe peu, j’ai déjà l’un des vôtres… ». Le serviteur de la couronne était très sérieux. Son ton était menaçant, il ne laissait pas ses sentiments prendre le dessus. « Ami du vent, ne vous méprenez pas. Ce n’est pas contre vous. » Il jugeait sage de rassurer ce pauvre homme qui n’avait surement pas prévu de se retrouver mêlé à cette situation.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
✦ Modérateur ✦- Peuple Piaf -Ménestrel itinérant
Asarim Kass
Voir le profil de l'utilisateur
✦ Modérateur ✦
- Peuple Piaf -
Ménestrel itinérant
Avatar : David Wenham
A Hyrule depuis le : 05/01/2018
Messages : 342
❖ Bourse de Rubis : 728
Emploi/loisirs : Musicien itinérant

MessageSujet: Re: Retourner à ses origines pour mieux avancer [Ft. Zorua Karadretch]  Mer 31 Jan - 14:56

Asarim Kass Ft. Zorua KaradretchHauteurs de Firone
Retourner à ses origines pour mieux avancer

Les bruits de pas s’accélèrent et s'intensifient. La source se rapproche de moi. Soudain, deux silhouettes jaillissent du sous-bois juste en contrebas. Il s'agit de deux hyliens paniqués qui semblent fuir quelque chose ou quelqu'un. Me voilà rassuré ! Cependant, il reste à savoir pourquoi ils ont l'air si confus. Je lâche tout de même un soupir de soulagement avant de baisser ma garde.

Les deux hommes me rejoignent à côté du chêne. Je les "accueille" tout en gardant un œil sur la forêt.
- Tout va bien, messieurs ?! Vous semblez angoissés et déstabilisés. Quelque chose ne va pas ?
L'un des deux, essoufflé, me répond hésitant avec un ton suppliant.
- Il y a un être sombre dans cette forêt... Il... il est prêt à tout pour le grand seigneur noir. Il veut nos âmes afin de satisfaire son maître assoiffé de pouvoir ! Vous... vous devez nous aider !
Le second acquiesce d'un signe de la tête. La situation est plus que tendu. Que puis-je faire, moi Asarim, simple accordéoniste à moitié endormi ? Je ne vois  vraiment pas comment leur venir en aide.
- J'aimerais vous aider mais je ne sais pas me battre, je ne suis qu'un voyageur qui joue pour le bonheur des passants...
Ils ont l'air de s'impatienter, surtout avec cette menace qui les pourchasse. Et maintenant, j'ai l'impression d'être devenu moi aussi une cible de ce traqueur des ombres.
- Mais vous êtes un Piaf ! Vous savez voler, non ? Faites quelque chose je vous en pris !
- Cela me semble compliqué, je ne peux pas voler très loin. Du moins pas plus loin que Toal. Et puis, je ne pourrais pas vous porter tous les deux ! L'un d'entre vous resterait ici et puis je ne sais pas si je suis capable de transporter quelqu'un par la force des ailes ! Et puis...

Les deux inconnus se regardent, semblent se parler sans avoir à ouvrir la bouche. L'un deux se met à sourire étrangement et lance à voix basse presque inaudible un "- Plan B...". Les deux commencent à me fixer avec insistance quand soudain une flèche vient transperser le plus proche de moi qui s'effondre instantanément.
Mais qu'est-ce qui se passe ici ?! Ce doit être le traqueur mais avant même que n'ai eu le temps de crier, le second hylien me saisit... un couteau sous la gorge. Que faire ? Je ne comprends plus rien ! Qui est qui dans cette histoire ? Mon "agresseur" se place derrière moi tandis qu'une silhouette surgit de la forêt, un arc bandé dans notre direction. C'est à cet instant que je réalise ce qu'il se passe. L'hylien veut donner ma peau en échange de la sienne : son "plan B". Pourquoi me suis-je trouvé dans cette situation ?

Est-ce la fin pour moi ? J'ai une ultime pensée pour les filles, mes cinq petites princesses que je ne reverrais jamais... Une seconde flèche part passant si près de moi que j'ai pu en sentir le déplacement d'air. Le "traqueur noir" se met alors à menacer l'hylien et lui demande de me relâcher. Il bande son arc à nouveau et tente de me rassurer en me disant qu'il ne me veut aucun mal, ou un truc du genre. Le voyageur lui répond d'un air moqueur mais peu serein :
- Baisse ton arc, l'oiseau ! Sinon, j'le zigouille ! Tu ne voudrais pas avoir la mort d'un innocent sur la conscience, si ? Humf... la défense royale n'est plus ce qu'elle était ! Mais vas'y, décoche ! J'ai hâte de voir ce que ça donne ! Transperce nous si ma vie a si peu d'importance ! Héhé
Je remarque alors l'ombre des ailes de l'individu, c'est un Piaf lui aussi. Mais mon attention se détourne sur tout autre chose. La silhouette aurait donc de bonnes intentions et ce serait mon preneur d'otage le problème ? Je crois  que tout devient plus logique. Mais, une chose est sûre : ne décoche pas cette flèche ! J'aurais aimé lui crier de dessus mais la lame aiguisée de l'hylien me fait finalement renoncer. L'ombre marmonne quelque chose dans son coin avant de relâcher la flèche. La pointe fonce droit sur nous et m'arrache une mèche avant de venir se planter dans l’œil de mon agresseur qui avait à peine penché la tête afin de repérer la position de l'archer. Il s’effondre dans un silence assourdissant.

Je crois que mon cœur vient de s'arrêter à l'instant où la lame se retira de mon cou. Je reprends mes esprits tandis que le Piaf s'approche. La rage monte. Je lui hurle alors dessus comme je le fais rarement :
- Mais vous êtes complètement inconscient ! Cette flèche aurait pu finir dans mon crâne ! Vous vous en rendez compte ?! Qu'importe le nombre de morts tant que votre cible se retrouve sans vie, c'est ça ! Vous n'auriez même pas pu imaginé que j'avais une famille, hein ? AHhhrr ! J'en reviens pas ! Et puis pourquoi cet homme m'a-t-il pris en otage ?! Pourquoi ?! Qu'est-ce que je fais dans cette histoire, moi ?!
Je me prends la tête et me penche au sol, enragé.

Un silence lourd se pose. Je réalise alors que cette personne vient de me sauver la vie. Je m'apaise tout aussi brutalement que la colère est arrivée. Il vient de me secourir, de m'aider. Il m'a laissé la chance de pouvoir vivre une journée de plus. Et tout ce que je trouve à faire, c'est lui hurler dessus. Je n'ose même pas le regarder tellement je me sens ignoble. Je poursuis maladroitement :
- Je... je... Pardonnez-moi... Je n'aurais pas dû m'emporter... Vous m'avez sauvé et je réagis ainsi... je... je suis désolé. Merci du fond du cœur... Je vous dois tout. Que les déesses vous bénissent...
Je relève doucement la tête. L'homme est à mi-chemin de la montée. Il sort progressivement de l'ombre du bois. Pour la première fois, je regarde cette personne qui m'est venue en aide. C'est un Piaf comme j'avais pu le voir tout à l'heure que... je n'ai jamais vu. Il a... de larges ailes noires... et quelques années... de moins que moi...
...
Un Piaf... aux ailes noirs... plus jeune que moi...

Serait-ce possible que... Ma mémoire s’emballe. Je revois l'époque où j'étais jeune adulte. Je revois ce petit oiseau... la détresse dans son regard et l'angoisse dans son cœur... Je revois ces moments passés avec lui pour l'aider à reprendre confiance en lui. Je revois mon cousin... porté disparu depuis des années. C'est comme un choc, un choc profond qui me laisse sans voix.

- Z... Zorua... ?


_________________


« The hero, the princess - hand in hand -
Must bring light back to this land »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anonymous
Invité ❞
Invité

MessageSujet: Re: Retourner à ses origines pour mieux avancer [Ft. Zorua Karadretch]  Jeu 15 Fév - 18:26


Retourner à ses origines pour mieux avancer
asarim et zorua

« On ne voit pas plus revenir la parole échappée de la bouche que la flèche échappée de l'arc. »
Tension palpable dans l’air, et course poursuite effrénée, si seulement il s’attendait à cela … Ses brigands courraient comme du petit gibier terrorisé, mais il avait l’avantage de l’endurance, et surtout d’une paire d’aile noir corbeau qui lui assurait une bonne allonge. Le premier était pendu à un arbre, celui sur lequel il était tombé, ne lui laissant ainsi qu’une chance de fuir et de s’échapper. Il reviendra plus tard pour le détacher et l’emmener au château où son seigneur se fera un plaisir de le juger. Voir l’envoyer à la potence. Pour les deux autres, c’était une toute autre paire de manche. Le corbeau n’avait pas spécialement prévu qu’un voyageur se fasse prendre dans la rixe et de ce fait, il avait cessé sa course pour rester tapis dans le feuillage afin d’observer la scène. Ses yeux s’étaient froncis et il avait tiré une première flèche. Cruel avertissement qui avait coûté la vie à l’un des deux fuyards, sa carcasse à l’agonie sur le sol. Le deuxième, prit de panique, avait saisi le voyageur pour se servir de lui comme bouclier. Dans un premier temps, Zorua avait songé à une manière barbare pour lui assurer la mort, comptant le voyageur dans les dommages collatéraux. Cependant, il avait eu un moment de flottement. Un moment où ses yeux verdoyants étaient figés sur les ailes du voyageur. Un Piaf … Hébra … De vagues souvenirs et des doutes. Il avait abaissé son arc pour mieux l’observer de haut en bas et la nostalgie l’avait saisi violemment. Non, il ne pouvait définitivement pas se résigner à planter une flèche dans son abdomen. D’où sa sortie pour le lui faire signifier, lui faire comprendre, son arc de nouveau bandait en direction des deux autres.
Un premier avertissement pour signifier ses attentions, puis un second avant que la flèche ne finisse pas être tirée sous l’exaspération provoquée par ses paroles. Elle avait traversé de part en part le crâne du voleur, éclatant son œil et perforant de manière irrécupérable sa boite crânienne. C’était fini, se disait-il tandis que son arc s’abaissait. Tuer n’était pas une passion, mais une nécessité qui avait un gout amer une fois la victoire obtenue. Ses muscles s’étaient détendus et même ses ailes se mirent à s’étirer brièvement pour relâcher toute la pression accumulée. C’était fini ? Vraiment ? Son regard vert perçait le voyageur qui n’avait pas manqué de lui rappeler son inconscience. Cela doit être à cet instant que le déclic se fit. Asarim, avec une bonne vingtaine d’année en plus, mais toujours fidèle à lui-même lorsqu’il s’agissait de lui faire une remarque sur sa façon de faire. Zorua s’était rapproché encore et cette fois-ci avec son arme rangée.

Il s’était baissé au niveau de sa première victime pour lui arracher sa propre flèche de sa poitrine afin de la récupérer. Question d’économie, sinon il couterait cher en flèche. Il avait essuyé le sang sur la pointe avec un morceau de tissu du macchabée qui n’était pas encore immolée. Il en avait profité pour répondre. « Je sais viser. Et pour preuve, c’est dans le sien qu’elle a fini. Alors arrêtes de te plaindre et de gémir. Tu es encore en vie, c’est un luxe qu’il ne t’aurait pas accordé ». Sa voix était tranchante, sans aucune once d’arrogance. Sa tête était tournée du coté opposée à celle de son cousin, preuve qu’il avait honte d’une certaine manière et qu’il ne voulait pas croiser son regard. Il n’était même pas sûr que ce denier l’ait écouté, trop en proie à la colère. Alors en attendant, il avait récupérer sa deuxième flèche, grimaçant un peu en voyant que le globe oculaire refusait de se détacher du métal. Ça ne suscitait pas chez lui un violente envie de vomir, mais presque. Zorua se tenait le ventre, traînant le bout de sa flèche dans l’herbe pour enlever ce morceau de cadavre visqueux de son matériel. Il écoutait à demi-mot ce que lui disait l’accordéoniste, loin d’être mécontent d’avoir des remerciements. Bien qu’il aurait été mieux de lui en faire part en premier avant de lui passer un savon mais soit ! Il pouvait comprendre que sa façon de faire avait été très risquée et qu’à sa place, il aurait réagi de la même manière. « Ce n’est rien … » souffla-t-il, pressé de repartir. Il ne voulait pas qu’il le reconnaisse. Si c’était pour le ramener à Hébra, ou bien auprès de sa famille, c’était hors de question. Bien que Asarim puisse comprendre sa situation vu que son ignare alcoolique de père n’avait même pas voulu le prendre sous son toit lorsque son oncle et sa tante sont décédés en le laissant seul.

Alcoolisme, démon qui l’a pris également puisqu’il s’était empressé de saisir sa gourde où reposer de l’hydromel. Il en avait pris une bonne gorgée pour digérer cette retrouvaille qui … Allait être compliqué à gérer selon lui. Puis son prénom avait traversé la bouche d’Asarim et il jurait de tous les noms possibles dans son esprit. Seulement à ce moment précis, Zorua avait enfin daigné à le regarder, répondant ainsi à son appel. Il avait l’air de revoir un fantôme. Peut-être que c’était le cas. Le corbeau ne savait pas quoi dire, et tout ce qui lui avait traversé la bouche, c’était : « Possible. Ça faisait longtemps, hein ? ». Un sourire nerveux s’étirait pour s’effacer aussitôt, et l’ange noir avait repris une gorgée dans sa gourde avant de la fermer et de la remettre à sa ceinture. Il se mordait les lèvres, il attendait. Quoi ? Il n’en savait rien, il ne s’était pas vraiment préparer à ça…
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
✦ Modérateur ✦- Peuple Piaf -Ménestrel itinérant
Asarim Kass
Voir le profil de l'utilisateur
✦ Modérateur ✦
- Peuple Piaf -
Ménestrel itinérant
Avatar : David Wenham
A Hyrule depuis le : 05/01/2018
Messages : 342
❖ Bourse de Rubis : 728
Emploi/loisirs : Musicien itinérant

MessageSujet: Re: Retourner à ses origines pour mieux avancer [Ft. Zorua Karadretch]  Jeu 22 Fév - 18:34

Asarim Kass Ft. Zorua KaradretchHauteurs de Firone
Retourner à ses origines pour mieux avancer

A l'appel de ce nom, l'homme aux ailes noires finit enfin par se retourner en grimaçant. Il semble tout aussi perturbé que moi, peut-être pas pour la même raison cependant. Il me répond d'un ton tranchant qu'il est bien Zorua, du moins il le sous-entend. Il poursuit nerveusement que ça faisait longtemps que nous ne nous étions pas vu. Il m'avait donc reconnu lui aussi, apparemment bien avant moi, mais il semble mal à l'aise de cette situation. Je dois lui rappeler de mauvais souvenirs, c'est sûr : Hébra, son enfance et sûrement son père. Et puis, je ne sais même pas s'il m'appréciait à son départ. Peut-être qu'il me déteste, qui sait... Je finis par lui répondre un peu déboussolé :
- En effet... Ça fait longtemps...
C'est simple, certes, mais je ne m'étais pas préparé à une telle situation.

Un long silence s'installe. Zorua a bien changé. En fait, il a surtout grandi, logique mais c'est plutôt perturbant. Ces petites ailes noirs sont devenus de grandes ailes d'adulte et il semble avoir gagné en maturité. Pourtant, malgré tout le temps qui s'est écoulé depuis la dernière fois où nous nous sommes vus, il ne semble pas pour autant apprécier ces retrouvailles. Ce piaf à l'allure d'un corbeau risquerait de s'envoler à la moindre occasion. Mieux vaut ne pas être trop brusque et lui rappeler de douloureux souvenirs.

Bon... il va bien falloir briser la glace. Que dire... Des tonnes de questions me viennent à l'esprit mais elles sont beaucoup trop sensibles pour le moment. Je lance alors peu sûr de moi :
- Alors comme ça, tu as rejoint la garde royale ?
Cette question a peu d'intérêts mais au moins on ne reste pas planter comme ça à se fixer bêtement. Pourtant, je continue de le regarder... Je n'en reviens pas qu'il soit ici devant moi ce soir. Zorua, mon cousin que j'avais perdu de vue depuis une vingtaine d'années est là sous mes yeux, vivant et même en bonne forme. Quoique cela fait déjà plusieurs fois qu'il sort sa gourde pour boire quelques gorgées et vu à quel point il le fait souvent, je ne pense pas que ce soit de l'eau.

Son visage me rappelle sa mère. Ma tante a beaucoup souffert de sa disparition, la pauvre... Elle n'est plus toute jeune maintenant mais elle croit toujours au retour de son fils. Quant à cet ivrogne, bon, n'en parlons pas pour l'instant. Je dois penser à autre chose sinon je vais finir par parler de ça ! Toujours là pour me pourrir la vie ce vieillard, même quand il n'est pas là ! Je poursuis alors abruptement histoire de lancer un autre sujet :
- Tu... tu es de passage à Toal, toi aussi ?
Qu'est-ce que je raconte ?! On ne s'est pas vu depuis tant d'années et je sors des banalités comme si je parlais à une grand-mère qui nettoie son linge au lavoir !
Humm... Pourtant, je ne peux pas lui sortir ça comme ça... Prend sur toi Asarim, chaque chose en son temps !

Le vent se remet à souffler me rappelant une nouvelle fois que je vais passer une nuit dans le froid de l'hiver qui sera peut-être, suite à cette rencontre, plus froide que prévu...


_________________


« The hero, the princess - hand in hand -
Must bring light back to this land »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anonymous
Invité ❞
Invité

MessageSujet: Re: Retourner à ses origines pour mieux avancer [Ft. Zorua Karadretch]  Jeu 22 Fév - 22:29


Retourner à ses origines pour mieux avancer
asarim et zorua

« On ne voit pas plus revenir la parole échappée de la bouche que la flèche échappée de l'arc. »
Le temps semblait s’arrêter autour de lui pendant quelques secondes. C’était vraiment … son cousin ? Jeune Piaf, Zorua n’était pas le plus bavard, ni le plus heureux. Mais il n’était pas non plus le plus plaintif et le plus pleureur. Il se contentait de se taire, de se murer dans le silence et de souffrir dans le plus grand calme. Il passait sa rage dans ses flèches, caché dans les bois avec ses cibles de fortune et de temps-en-temps, quand la hargne était trop puissante, quelque petite perle coulait sur ses joues blanches. Il détestait Hébra, il détestait le village, il détestait les Piafs. Mais il aimait Asarim et sa mère. Il aurait aimé qu’il rejoigne son toi, cela aurait été comme avoir un grand-frère à ses côtés. Mais non, son crétin de père avait refusé. Trop cher, et il méprisait bien trop sa sœur pour lui faire ce plaisir, même aux bras des déesses. Alors, il se contentait de le saluer, d’essayer de lui sourire bien que sans grand succès. Que pouvait-il penser de lui à présent ? Il n’était plus un enfant, il était adulte. Toujours aussi chétif et aussi pâle, toujours aussi meurtris, mais plus mature. Il passait des commentaires déplaisants maintenant, il encaissait les souffrances car il était sacrément bon pour cela. Zorua se trouvait affreusement stupide de lui avoir lancé cette remarque comme s’il ne s’était pas vu depuis un mois. Ce n’était pas un mois, c’était vingt ans. Vingt années, c’est affreusement long et il le voit dans les joues creusés d’Asarim. Qu’est-ce qu’il devenait maintenant ? Musicien, ça il s’en doute vu son équipement, mais sinon ? Le corbeau déglutissait silencieusement, ses mains de nouveaux libres parce qu’il avait rangé son arme et il avait saisi sa gourde contenant le liquide alcoolisé. Il allait en avoir besoin, pour digérer ces retrouvailles chaotiques.
« Je suppose que … Toute les excuses du monde ne suffiront pas ?... ». Zorua se rendait compte de par cette tension qu’il les avait trahis d’une certaine manière. Qu’il avait fuis par pure égoïsme et pour fuir les coups de son père en laissant sa mère et son cousin dans la détresse. Il aurait pu les emmener avec lui, au moins Asarim, mais ils étaient trop attachés à leur village. Et lui ? Le corbeau, le diseur de mauvaise-aventure, lui qui n’avait aucune attache à son village d’origine car blesser par ce dernier. Tous au village avait de belles couleurs sur ses ailes. Les siennes étaient aussi noires que le ciel nocturne. Elles n’étaient pas belles, elles étaient tristes, déprimantes, mortuaires. Ses yeux verts s’étaient perdus dans celle de son cousin, enviant ses couleurs et son plumage. Sa bouche était close, il ne disait rien. Il semblait se perdre dans ces nuances qu’il n’aura jamais. Il souffrait de la différence, de cette problématique de ne trouver sa place nulle part. Où qu’il aille, il sera toujours l’étranger. Il avait beau dire qu’il avait fini par s’y faire, il y avait toujours des séquelles sur son âme.

Alors oui, il était sur le point de s’enfuir parce qu’il avait peur. L’ange noir avait honte et voulait retourner se draper dans l’ombre de son seigneur, de son meilleur ami. Il affichait cette attitude décontractée, mais ses muscles raidis témoignaient d’une tension montante. La question posait le faisait sourire brièvement par pure nervosité. « Non, c’est un peu plus compliqué que cela. Mais c’est tout comme ». Serviteur, espion, combattant pour la couronne, il était le défenseur de l’ombre. La personne dont personne ne faisait attention à l’existence. Déçu ? Bien sûr, il aurait aimé devenir chevalier et malgré tous ses efforts, il restait une condition essentielle dont il n’avait pas pu éviter : il n’était pas fils de chevalier. Il n’était pas Hyliens, il n’était pas noble. Il était juste le fils battu d’un alcoolique arrogant. Qui plus est, un Piaf avec des ailes noires. Avec le temps, il a pris beaucoup de recul et il estime sa position méritée. Ce n’était pas la plus élevée, mais ce n’était pas la pire puisqu’il vivait au château et il avait même ses quartiers comme un noble. Il dépendait beaucoup d’Azanor, mais soit ! Il avait fait une promesse et être à son service était la meilleure façon de la tenir. « Je…Je sers le Royaume d’Hyrule en effet, mais je ne suis que serviteur et espion. Ce n’est pas tout à fait les perspectives d’avenir que je voyais, mais c’est toujours mieux que de crever la bouche ouverte comme un moins que rien ». A l’annonce de ses derniers mots, son regard avait coulé sur les deux dépouilles. Finir comme eux en soit, bien qu’il n’était pas loin d’être une fripouille aussi. Cela lui faisait penser qu’il avait le troisième à aller décrocher de l’arbre. Il pouvait attendre encore un peu, il avait plus urgent à s’occuper.

Le trac ne s’était pas amoindri, mais il félicitait intérieurement Asarim d’avoir le courage de faire la conversation après cette curieuse façon de se retrouver. Zorua craignait qu’il souhaite le ramener au village. Qu’il le prenne par les sentiments pour le convaincre d’au-moins aller voir sa mère afin de la rassurer. Il ne voulait pas remettre les pieds à Hébra et c’est pour cette raison qu’il se montrait plutôt méfiant. « Non, je ne devais même pas y mettre les pieds en faites. C’est à cause d’eux que j’y suis arrivé. Et toi ? T’es sur la bonne voie pour rentrer à Hébra, tu retournes chez-toi ? ». Il avait prononcé le chez-toi avec un tel détachement qu’il n’était pas difficile de deviner que le corbeau ne considérait plus le village comme son chez-lui.
(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé ❞

MessageSujet: Re: Retourner à ses origines pour mieux avancer [Ft. Zorua Karadretch]  

Revenir en haut Aller en bas
 
Retourner à ses origines pour mieux avancer [Ft. Zorua Karadretch]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'art de mastiquer pour mieux se perdre
» Un cierge pour un miracle
» Des équipements pour mieux soigner
» [Rp vente] Revenir pour mieux partir
» petite présentation pour mieux me connaitre

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chroniques du Royaume d'Hyrule :: Flood :: Archives :: Archives RP's-
Sauter vers: